|
Terra Nova Next Génération Préhistoire, histoire, sciences, religions, site éducatif et ludique
|
| Voir le sujet précédent :: Voir le sujet suivant |
| Auteur |
Message |
Prométhée
Orateur

Sexe:  Inscrit le: 15 Mai 2007 Messages: 711
Points: 737 |
Posté le: Jeu Juil 17, 2008 7:39 am Sujet du message: |
|
|
| Oui coté allemand le Fokker D.VII était une machine redoutable, mais il n'était certainement pas une évolution du Dr1 puisqu'il ne reprenait pratiquement rien du dreidecker et volait fort différemment... |
|
| Revenir en haut |
|
 |
Mordred Administrateur

Sexe:  Inscrit le: 14 Mai 2007 Messages: 3301
Points: 3796 Classe : Rodeur Elément :  Race : Elfe-Noir Alignement : Chaotique-Bon
|
Posté le: Jeu Juil 17, 2008 3:42 pm Sujet du message: |
|
|
| Prométhée a écrit: | | Oui coté allemand le Fokker D.VII était une machine redoutable, mais il n'était certainement pas une évolution du Dr1 puisqu'il ne reprenait pratiquement rien du dreidecker et volait fort différemment... |
Ce nouveau développement était basé pour l’essentiel sur le Fokker DR.I, ce qui explique que les fuselages des deux appareils étaient presque identiques.
http://www.histoiredumonde.net/article.php3?id_article=1469  _________________ Dans tout ce que tu veux faire, il y a ceux qui aimeraient le faire, d'autres qui veulent faire le contraire et ceux qui ne feront jamais rien..............
--------------------------------------------------------------------------------Confucius |
|
| Revenir en haut |
|
 |
Prométhée
Orateur

Sexe:  Inscrit le: 15 Mai 2007 Messages: 711
Points: 737 |
Posté le: Jeu Juil 17, 2008 11:00 pm Sujet du message: |
|
|
Et bien, je ne suis pas d'accord avec le site, on ne peut pas dire que parceque le fuselage ressemble au Dr1 que le DVII était réellement un évolution du Dr1. En fait c'est juste un question de méthode de construction de chez Fokker, avec des poutres métalliques qui constituaient l'ossature du fuselage. Le Dr1 était un avion qui combattait sur le plan horizontal (virages sérrés) alors que le D.VII combattait comme le SPAD, c'est à dire sur le plan vertical en restant au dessus de l'ennemi grace a sa puissance supérieure et en attaquant avec des piquers suivis de chandelles. Le Dr.1 était un appareil de basse altitude alors que le D.VII l'emportait à haute altitude, bref, deux machines très différentes même si le fait qu'ils sortaient tout deux des planches de chez Fokker leur donnaient indéniablement un "air de famille".
| Citation: | Pour le SPAD 13, la grande ingéniosité de ce modèle, outre l'excellent chassis, était son nouveau moteur 8 cyl à refroidissement à eau!!! Elément unique pour l'époque... Ca permettait non seulement aux pilotes de monter très vite en altitude sans faire de "paliers de refroidissement"(les ingénieurs et pilotes avaient compris très tôt que celui qui était "au-dessus" avait l'avantage) mais en plus, ce moteur, conjugué à un excellent chassis, permettait d'innover par rapport aux tactiques de combat tournoyant ; en effet il était désormais possible de "piquer" sur l'ennemi convertissant ainsi l'altitude en vitesse... |
Oui t'as tout compris. A cette époque les avions à moteur en ligne étaient les plus puissants et ils attaquaient sur le plan vertical alors que les avions a moteur rotatif étaient moins puissants mais tournaient mieux et combattaient quant à eux sur le plan horizontal. Le SPAD XIII et le Fokker Dr1 étaient les avions les plus poussés dans leur domaine respectif : Le Fokker Dr1 n'était pas puissant et pas très rapide mais sa maniabilité était diabolique alors que le SPAD XIII était extrêmement puissant et vraiment très rapide avec des pointes de presque 400Km/h en piquer mais n'était pas très maniable. Ces deux appareils étaient des monstres dans leur domaine respectif mais réellement vulnérable si l'un combattait dans le domaine de prédilection de l'autre.
Les as sur les SPAD, furent les plus grands de leur nation respective, René Fonck et Georges Guynemer pour la France, Eddie Rickenbecker pour les Etats-Unis, Francesco Barraca pour l'Italie etc... Je crois que le SPAD était surnommé le faiseur d'as "Ace maker" et fut exporté des Etats-unis jusqu'au Japon..
Eddie Rickenbacker pose devant son SPAD XIII. |
|
| Revenir en haut |
|
 |
Mordred Administrateur

Sexe:  Inscrit le: 14 Mai 2007 Messages: 3301
Points: 3796 Classe : Rodeur Elément :  Race : Elfe-Noir Alignement : Chaotique-Bon
|
Posté le: Ven Juil 18, 2008 10:46 am Sujet du message: |
|
|
Ah, si on commence à parler des As de l'époque, il y a bcp de choses à dire sur ces "chevaliers du ciel"...
Outre évidement le plus connu... Le bien nommé "Baron Rouge", il y a bcp d'autres As qui se sont fait une solide réputation et ont eu un impact psychologique certain lorsqu'ils étaient présent en vol... Leurs coéquipiers étaient "motivés" et leurs ennemis très certainement "intimidés"... Il faut dire qu'ils ne se cachaient pas non plus, car les avions de ces As étaient tous personnalisé par eux même... Ce qui les rendait parfaitement reconnaissable au milieu du ballet aérien...
Quelques exemples :
-le plus connu évidement, le Baron Rouge, Manfred von Richtoffen et son DR.I entièrement rouge...
-Ernst Udet, avec ses 62 victoires, il avait simplement mis son insigne habituel, l’inscription L.O., le sobriquet de sa fiancée, Eleanore Zenk, sur le fuselage de son Fokker DrI ainsi qu'un message inséré sur l'aileron qui s'adressait à l'éventuel ennemi qui aurait pu se glisser dans sa queue, "Du doch nicht !!" (Certainement pas toi !!).
-Werner Voss, avec 48 victoires, avait lui fait peindre en "bleu-vert" clair son DrI...
Josef Carl Peter Jacobs, 48 victoires, le "Diable Noir", on comprend pourquoi...
Toutes ces décorations me fait vraiment penser aux chevaliers et leurs armoireries...
Outre l'aspect esthétique, d'autres As ont le mérite d'être cité, non pas du au nombre de victoire, mais du à leur ingéniosité en combat... Immelman en est un parfait exemple... Bien que n'ayant "que" 15 victoires homologuées, son nom est encore donné à une figure acrobatique pratiquée de nos jours...  _________________ Dans tout ce que tu veux faire, il y a ceux qui aimeraient le faire, d'autres qui veulent faire le contraire et ceux qui ne feront jamais rien..............
--------------------------------------------------------------------------------Confucius |
|
| Revenir en haut |
|
 |
Prométhée
Orateur

Sexe:  Inscrit le: 15 Mai 2007 Messages: 711
Points: 737 |
Posté le: Ven Juil 18, 2008 11:47 am Sujet du message: |
|
|
En parlant des "Chevaliers du ciel ", le combat qui opposa Ernest Udet (61 victoires) à Georges Guynemer (54 victoires) est un des duels les plus connus de l’histoire de l’aviation. Les deux as luttèrent en associant la puissance de leurs engins (Albatros D.III contre Spad S.VII) aux manœuvres et aux tactiques qu’ils connaissaient.
Voici le récit de l'as allemand :
Il y avait une certaine activité le long des lignes et le bruit courait que l'autre camp préparait une grande offensive. Nous pouvions apercevoir chaque jour se détachant sur le ciel d'été de longues rangées de ballons captifs, comme une enfilade de saucisses monstrueuses. Ces ballons constituaient un danger pour nos troupes et la décision fut prise de faire quelque chose.
Je commençais ma journée de bonne heure pour avoir le soleil dans le dos pour l'attaque des ballons. Je volais très haut, plus haut que jamais jusqu'ici. L'altimètre indiquait 4500 mètres et l'air été léger mais glacial.
En dessous, le monde m'apparaissait comme un énorme aquarium. Juste au dessus de Lierval, là où Reinhold s'était fait descendre, j'aperçus un avion ennemi qui, de loin, avait l'air d'une libellule.
Puis je vis un petit point en mouvement rapide, venant de l'ouest. Il ne tarda pas à prendre forme et je pus l'identifier bientôt comme un SPAD. Il était probablement à la recherche des intrus de mon espèce. Je verrouillais mes bretelles et sentis dès cet instant, que ce serait un combat acharnés.
Nous étions à la même altitude, un rayon de soleil sur la carlingue de mon adversaire me permit de voir sa peinture brun clair.
Tout de suite le combat tournoyant s'engagea, chacun à l'affût d'un occasion. Du sol, on nous prenait sans doute pour deux oiseaux de proie se livrant au jeu de la période des amours comme au printemps, mais lui et moi savions qu'il s'agissait du jeu de la vie ou de la mort. Le premier des deux à réussir à se glisser dans la queue de l'autre serait le vainqueur. Telle est la loi des monoplaces : on peut tirer que devant soi ; pris par derrière on est perdu.
Au cours du combat, nous sommes passés parfois si près l'un de l'autre que j'ai pu observer en détail le visage de mon adversaire - ou du mois ce que je pouvais en voir sous son casque. Sur le flanc de l'appareil, il y avait une cigogne et deux mots peints en blanc. A la cinquième passe il me frôla de si près que je sentis le souffle de son hélice - Je réussis à lire les lettres du mot V-I-E-U-X. Et tout le monde savait à l'époque que le "Vieux Charles" était l'avion de Guynemer.
J'aurais du m'en douter. Il n'y avait pas deux pilotes alliés à manier un appareil avec une telle maîtrise. Comme la plupart des bêtes de proie, cet homme aimait chasser tout seul. Ce fut Guynemer qui mit au point la tactique d'attaque du soleil dans le dos. C'est comme cela qu'il avait descendu mon copain Puz. Il était à l'époque crédité de 30 victoires déjà et je sentis que ce serait le combat de ma vie.
Je tentai un Immelmann pour essayer de l'avoir par dessus ; mais il comprit immédiatement mon idée et fit une évasive en demi-tonneau. Je risquais une autre manœuvre, et Guynemer la déjoua instantanément. Le jeu de cache-cache se prolongeait.
A un moment donné, au sortir d'un virage, il prit l'avantage une fraction de seconde - et d'une grêle de balles enveloppa ma cellule.
Je sortis le grand jeu, tout ce que je savais faire, virages boucles, tonneaux, glissades... Il collait au moindre de mes mouvements avec des réflexes incroyablement rapides et précis. Petit à petit, je réalisais que je n'étais pas de sa force. Non seulement son avion était supérieur, mais le pilote était un duelliste hors de pair. Seulement je n'avais pas le choix, me battre ou rompre le combat, et tourner le dos serait signer mon arrêt de mort.
J'engageais un virage très serré, et l'espace d'un instant, je l'eus enfin dans mon collimateur. Je pressais la détente... Rien ! Mes mitrailleuses étaient enrayées. Tenant le manche de la main gauche, je secouai énergiquement une mitrailleuse de ma main droite. Rien à faire.
J'eus une seconde la tentation de lui échapper en piquant à mort, mais avec un tel adversaire la manœuvre eut été sans espoir. En quatre secondes dans ma queue, il m'aurait descendu sans la moindre difficulté.
Alors le combat tournoyant se poursuivit. Pour moi, c'était la plus extraordinaire leçon de pilotage - abstraction faîte des risques bien sur - j'avoue avoir totalement oublié pendant un moment que mon partenaire s'appelait Guynemer, et que c'était mon ennemi. Il m'a semblé que j'étais à l'entraînement, au dessus d'un terrain, avec un vieil ami... Mais cette impression ne dura guère. Nous étions en combat tournoyant depuis 8 minutes déjà, les 8 minutes les plus longues de ma carrière de pilote. Brusquement, Guynemer partit en retournement, en vol sur le dos il me passa sur la tête. Du coup, je lâchai le manche pour cogner de mes deux points sur mes foutues mitrailleuses ! La méthode était primitive, mais quelques fois ça marchait !
Guynemer m'avait regardé faire et savait désormais que j'étais sa victime sans défense. Il fit une nouvelle passe juste sur ma tête, il était pratiquement en vol inversé, et là, à ma stupéfaction, il me fit signe de la main, en un geste amical, et mit cap à l'ouest.
Je rentrai au terrain stupéfait.
Certains ont ensuite prétendu que Guynemer avait lui aussi subir un enrayage de mitrailleuse, d'autres qu'il a eu peur que, dans mon désespoir, je lui fonce dessus avec mon avion. Je n'en crois rien. Pour moi, Guynemer donna ce soir là une démonstration de la pérennité de quelque chose qui s'inspire de l'ancienne chevalerie, et qui survivait encore aux méthodes modernes de combat.
Aussi dois-je déposer ce témoignage personnel en hommage sur la tombe inconnue dans laquelle il repose.
"A Lesson From the Master" vision du duel Guynemer/Udet par l'artiste Russel Smith. |
|
| Revenir en haut |
|
 |
Mordred Administrateur

Sexe:  Inscrit le: 14 Mai 2007 Messages: 3301
Points: 3796 Classe : Rodeur Elément :  Race : Elfe-Noir Alignement : Chaotique-Bon
|
Posté le: Sam Juil 19, 2008 10:39 pm Sujet du message: |
|
|
Quelle magnifique histoire, et quelle leçon... Je suis certain que ce genre de scénario n'a pas été unique...  _________________ Dans tout ce que tu veux faire, il y a ceux qui aimeraient le faire, d'autres qui veulent faire le contraire et ceux qui ne feront jamais rien..............
--------------------------------------------------------------------------------Confucius |
|
| Revenir en haut |
|
 |
|
|
Vous ne pouvez pas poster de nouveaux sujets dans ce forum Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum Vous ne pouvez pas éditer vos messages dans ce forum Vous ne pouvez pas supprimer vos messages dans ce forum Vous ne pouvez pas voter dans les sondages de ce forum Vous pouvez bannir des utilisateurs Vous pouvez débannir des utilisateurs Vous pouvez rapporter un message aux modérateurs
|
|