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l'ange rouge
Oracle

Sexe:  Inscrit le: 14 Mai 2007 Messages: 1847
Points: 2234 Classe : Ensorceleur Elément :  Race : Demi-elfe Alignement : Neutre
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Posté le: Lun Mai 14, 2007 1:40 pm Sujet du message: La vallée de Lug |
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La vallée de Lug par Sohtym.
"Un grand danger nous guette mes amis! Les hommes des territoires du nord nous menacent. Ils ont abordé nos plages et y ont établi un camp. Leurs intentions guerrière ne nous ferront pas peur! Nous devons lutter et faire face! Protéger nos femmes et nos enfants de ses barbares assoifés de sang! Armez-vous, préparez vous à mourrir pour les vôtres, soyez digne de la tribu et Bélénos vous gratifiera de parvenir au paradis céleste!
Que les femmes et enfants se réfugie et que la bataille commence! Nous nous battrons dans la vallée de Lug, la terre où nos ancêtres se sont battus pour acquérir fièrement le territoire que nous connaissons aujourd'hui, pour la gloire de la tribu! Forgeron, sortez les armes et les barriques d'hydromel!"
Tel fut le discours de notre chef et druide, Gislet. Un homme brave, fier et sage. Il connaissait tout de l'histoire des anciens et possédait des compétences magiques que nul autre que lui ne connaisse. On sentait en lui une puissante aura, comme si les dieux étaient avec lui.
Sans état de zèle, toute la tribu trempa ses cornes de vaches dans le tonneau d'hydromel, qui nous donne courage et bravoure durant le combat.
Le forgeron nous donna armes, armures et boucliers. Pour ma part, je pris une épée à double-lame, une armure de cuir et un petit bouclier rond en bois ornementé d'une tête de dragon.
Et nous nous retrouvions tous dans la vallée de Lug, inquiets mais prêts à faire front. Une goutte de sueur froide perle à mon front et j'entend au loin le cliquetis des pas ennemis. Mes membres tremblent, je serres plus fort mon arme et mon bouclier. La première ligne adverse se distingue à l'horizon, puis une autre, et encore une autre, et encore une autre. J'ai peur. J'ai envie de partir en courant, mais je suis un homme quand même, plutôt mourir pour l'honneur que de partir lachement. Je les distingue maintenant entièrement. Ils doivent être deux fois plus nombreux que nous. Un petit groupe de cinq viking reste en retrait par rapport au combat. Ce sont les seuls adossés à des chevaux. Il me semble percevoir leur chef. Il est vêtu d'un tissu bleu et d'un casque noir. Un autre homme se tiend à côté de lui, il tiend un cor en cuivre qui se termine en tête de monstre à la gueule grande ouverte. La horde de scandinave s'approche de nous, et, à environ dix mètres de nous, se fige, comme attendant un signal. Je les vois clairement à présent. Ils sont mieux armés que nous. Leurs armes sont décorés de runes indéchiffrables, leurs armures les recouvrent de la tête aux pieds et quelquechose m'étonne: Une première rangée de guerriers n'est vêtu que de peau de bête, entre autre de loup, d'ours ou encore de sanglier. Ils ne sont qu'une dizaine, mais l'on sent qu'ils nous cachent quelquechose. Nous restons comme bloqué devant eux, à la fois surpris et confus de se retrouver face à des adversaires si peu commun. Un des dix s'avança, et récita un mystèrieux chant de guerre. Une rumeur courrut dans nos rang. Mon voisin de droite me chuchota que ce doit être des berserkers. Je frémis sous ce mot. Je connais les berserkers, ces guerriers légendaires dont les dieux insufflent la cruauté animale. Certains mythes prétendent qu'ils sont indestructibles pendant le combat, et que ni les armes, ni les fléches ne leur font effet. J'ai toujours cru qu'ils n'étaient que des légendes, qu'ils n'existaient que dans l'imagination des hommes, mais apparement non. Ils nous intimident. Leur chant violent les mèlaient dans une dansé étrange au son des haches qui tappes contre les boucliers. Nous sommes comme spectateur d'un étrange rituel avant que l'un de nous se reprenne et lance enfin: Il ne faut pas les laisser entrer en transe! A l'attaque!
Alors nous nous précipitons sur les berserkers en train de rentrer en transe, mais une ligne de soldat s'avance pour les protéger. Ca y est, la combat pour la tribu commence, le sang d'un des notre coule sur le sol, son coeur perforé par une épée. Il est mort en brave, il a inauguré le combat.
Un soldat ennemi me prend en duel, armé d'un casque cachant son visage, ses émotions, son âme. Il arrive vers moi en courant, mais j'esquive son coup. Il est déséquilibré, il a un mouvement de chute et s'étalle pitoyablement à plat ventre sur le sol. Je suis tombé sur un imbécile. J'ai de la chance, ce sera plus difficile la prochaine fois. Je lui plante ma lame dans le dos. Je sais, c'est lâche, mais c'est la guerre. La bataille a à peine commencer que déjà le sol est jonché de cadavres. L'adrénaline m'envahi, et une nouvelle ligne de défenseur arrive pour protéger les berserkers. J'ai soudain une idée: comme aucun adversiare ne se soucie de moi, je me dépéche de prendre l'arme d'un maccabée quelconque, et la lance en l'air, en direction des guerriers divins. Un, portant une peau de sanglier, l'a reçu dans la poitrine. Il tombe ensanglanté sur le sol, ne comprenant pas ce qu'il s'était passé. Les autres m'imitent mais il n'y en a juste un seul qui tomba en plus. Celui-ci ne mourru pas sur le coup. Il gesticule par terre sans que nul ne s'en soucit.
Les berserkers ne sont plus que huit et une barrière d'infanterie les protège de leur corps et de leur boucliers contre les éventuelles retombées de projectiles volants. Les vikings nous repoussent. L'anarchie règne sur la vallée. L'herbe verte prend des tons rouges sous lesang qui coule. Un petit groupe des notres s'est regroupé et tente une percée vers les berserkers. Je veux aller les aider mais un viking me barre la route et me provoque en duel. Nos épées forment une croix de fer. Je le frappe avec le bouclier et lance un coup d'épée au niveau de son cou. Sa tête roule sur le sol jusqu'à mes pieds et son corps se vautre lamentablement sur le sol. Je vois que la percée a réussi à avancer jusqu'aux berserkers et en abbatent tout ceux qu'ils peuvent. Mais ce fut très court. Les infiltrés sont encerclé et ce font battre sous le nombre d'ennemie qui les assaille. Il reste deux berserkers. Dans ce chaos de fer et de chair, j'entend quelqu'un qui m'appelle. C'est Gislet. Je me presse de le rejoinre. A mon grand étonnement, il n'est armé que d'un bâton dont je ne vois l'utilité. Il me dit de le protéger quelques instants sans m'en dire plus. Il tend le bâton vers le ciel. J'ai compris. C'est un bourdon d'incantation. Je demande aux personnes les plus proches de moi de m'aider à protéger Gislet, maintenant en train de chanter dans une langue incompréhensible. Quelques uns viennent m'aider. Parmi eux, le forgeron. Ca me rassure de le savoir ici pour protéger Gislet; c'est un homme brave qui maîtrise la hache avec férocité. Nous repoussons du mieux que l'on peut les vikings; et j'entend l'incantation derrière mon dos. Il me semble reconnaitre des mots. Lorsque soudain l'un d'aux sonne à mon oreille: Osbern. C'est le nom d'un des ancêtres de la tribu qui est mort sur le champs de bataille sur lequel nous nous trouvons, d'ailleurs. Que fait-il dans cette incantation? Puis j'entend de nouveaux nom qui me parlent. J'ai compris!
Il est en train de prononcer une incantation qui... invoque les morts aux combats! C'est donc pour cela que le druide a tenu à ce que le bataille se tienne ici! Evidemment, le combat des anciens...
J'ai du mal à les retenir, ils sont mis à deux contre moi. Je repousse un coup de hache avec mon bouclier, qui se trouve écorché de sa trace. L'incantation du druide continue derrière mon dos. Les vikings me harcèlent de tout côté. Je me retourne. Un coup de hache m'arrive en direction du crâne lorsque... une veille épée rouillé contre le coup et transperce le ventre de mon adversaire. Le second, hébété se laisse presque tuer sans réagir. Je n'avais pas remarqué que l'incantation était terminé. De terre ont jailli les restes des anciens de la tribu. Il ne reste d'eux que des squelettes plus ou moins bien conservés et des armes qui ont veilli sous le poids du temps.
Dès lors, le combat connait un impressionant retour de situation. Avec les anciens à nos côtés, nous pouvons enfin lancer une attaque en puissance vers les berserkers. Notre troupe a repris confiance, et nous arrivons à leur niveau. Nous les abbtons tous. Enfin, c'est ce que nous croyions jusqu'à ce que le dernier se soit retiré en retrait derrière l'ensemble de sa troupe. Les morts-vivants fesaient fureur, les vikings avaient de plus en plus de mal à nous contenir. Nous sentions la victoire approchait. Les morts lancaient des attaques féroces, ils n'ont plus rien à perdre; cependant, ils étaient fragiles, et leur résistance est féroce. Des zombies continuaient à combattre en étant dépourvu de tête, les jambes sans corp marchaient seules, des mains se trainaient par terre et des bras tranchés serraient les jambes de vikings qui se retrouvaient sans savoir quoi faire pour s'en débarrasser. Les vikings sont de plus en plus en difficultés. Nous ne sommes plus défenseur, mais attaquant. Il nous suffit de porter le coup de grâce et la victoire et à nous!
Lorsque, plus loin derrière le combat, le berserker finit son rituel. Ses membres se contractaient et gonfler. Il mordille, les lubriques son bouclier comme pour se contenir. De la bave s'écoule doucement de sa bouche, il transpire, et tremble. Un soldat lui tend une hache qui avait vraisemblablement déjà servi puisqu'elle était maculée de sang. Il se dresse soudainement puis lance un grognement rauque et puissant, qui sauta directement dans nos oreilles. Il se précipita brusquement dans le combat, fracassant tout autant les soldats de son camps que de ceux de ma tribu. Tout se passa très vite. Les soldats ennemis quittaient le combat pour regarder du haut d'une colline le carnage. Les morts-vivants ne purent rien faire, pas plus que nous-même. Ce monstre n'avait peur de rien, les armes ne lui causaient aucun dommage et se briasaient net sur sa peau qui était devenu dure comme l'acier.
En quelques secondes, nos espoirs de victoire se réduisirent en poussière. J'ai tout de suite penser à rejoindre Gislet, pendant que des braves tentaient de retenir la bête humaine avant d'être réduit en bouilli rouge fumante. Ses connaissances magiques nous aideront certainement contre lui. Je finit par le trouver dans ce chaos. Il a laissé son bâton de druide pour une épée. Je lui demande ce que nous pouvons faire contre le berserker. La réponse ne m'a pas vraiment plu. Nous ne pouvons absolument rien faire tant qu'il est en état de transe, me dit-il. Et à cette vitesse, il aura réduit notre tribu en cendre avant que nous ne puissions faire quoi que ce soit. Je regarde en haut de la colline. Les vikings n'y sont plus. J'ai alors une terrible impression. Le berserker n'a servi qu'à faire diversion!
J'abandonne le combat sans demander mon reste et je cours au village, le coeur batant d'un effroi terrible. Nous y avions laisser quelques sentinelles, mais je doute qu'elles aient pu faire quoi que se soit contre cette troupe. Je cours de plus en plus vite, je dois protéger ma famille. Qu'ils me tuent moi mais pas eux! Soudain, j'aperçois le village. Vision d'horreur. J'arrive trop tard. Des corps de viellard, de femmes et d'enfants gisent sur le sol. Nos demeures sont en flammes. Je rejoint rapidement ma maison. Elle a subi le même sort que celle des autres. Sur le palier, il y a un corp. Celui de ma femme, avec une trace de lame dans le dos. Je n'ai pas le temps de me lamenter, je dois trouver mon fils, s'il est encore en vie. Je cherche parmi les cadavres éparpillés sur le sol. A mon grand regret, je finis par le trouver derrière un arbre. Il est mort, un couteau à la main. Même s'il n'avait que dix ans derrière lui, ce petit était courageux et a essayé de se défendre. Il était destiné à devenir un grand homme. J'ai beau être fort, je ne peux m'empecher de faire couler une larme. Je regrette de ne pas être rester ici pour les défendre. Je regrette pour mon fils, je regrette pour ma femme, je regrette pour la tribu, je regrette et je pleure de rage. Les vikings sont passés, et n'ont laissé que désolation et regret. Il faut qu'ils payent. J'entend au loin un cri féminin. C'est une jeune femme de la tribu. Deux vikings la brutalisent et veulent la souiller. La colère du désespoir monte en moi. Mon front chauffe et mon regard se fait dur. Je m'approche lentement, de sorte qu'ils ne puissent me voir pendant ce temps. Une fois assez près, je pousse un cri de rage et perfore le dos du premier pile entre les homoplates. Il n'est pas encore mort. Il reste figé dans cette position. Il faut qu'il souffre pour le malheur des miens. Je tourne lentement mon épée dans sa chair, puis retire mon épée. Il se laisse aller par terre dans un dernier souffle. Le deuxième se rue vers moi l'épée tendue en l'air. Nous nous percutons viollement. Heuresement, j'ai eu le réflexe de tendre mon épé vers lui avant qu'il arrive. Ca lui a litteralement transpercé le ventre. Je retire mon épée. Il s'éffondre sur le sol et pousse un gémissement. Je ne l'achève pas. Je le laisse à son sort. Son sang s'écoule.
La femme que j'ai secouru est sous le choc. Elle s'est acroupi, toute recroquevillé sur le sol. Ses vêtements ,déchirés par les vikings ,laissaient apparaitre quelques bouts intime de sa chair. Elle posssede une beauté certaine digne de rivaliser avec une déesse. Je lui demande de se lever, qu'elle est en sécurité maintenant. Mais elle ne m'écoute pas. Elle reste ainsi, légerement tremblante, avec un air ahuri. La pauvre est totalement traumatisé. Elles resta ainsi quelques temps, puis finit par me balbutier quelques mots: "Ils... Ils sont tous morts. Ils ont tout sacagé..." Elle laisse couler de timides larmes sur ses joues, s'essuie puis reprend: "Ils ont... tué mes parents devant mes yeux... Ils... Ils... ont même violé ma soeur devant mes yeux, puis... ils l'ont tué.... Ils me reservaient le même sort. M... Merci." Je lui répond qu c'était normal, que tout autres en aurait fait autant, et que si je n'ai pu défendre ma famille, il me faut la défendre elle. Je lui tend ma main et l'aide à se relever. Ses mains sont froides malgré la chaleur des maisons enflammé autour de nous. J'ai soudain un terrible pressentiment, un doute atroce qui s'empare de moi. Il faut vite que je reparte sur le champs de bataille. Je lui pris de rester ici. Elle me demande ce qui m'arrive. Je ne lui répond pas et cours rejoindre la vallée de Lug. Pourvu que je n'arrive pas trop tard.
Je rejoind le plus vite possible le combat. Ca y est. J'y suis. Il n'y a plus personne de vivant ici. Ni de ma tribu, ni des vikings. Ils ont gagné. L'air est saturé d'une odeur de sueur et d'effroi. Quelques membres de morts-vivants gigotent lamentablement autour de ces cadavres, qui pourraient très bien être un jour rappeller au combat. Ils n'ont pu rien aire contre ce monstre. Je déambule à l'intérieur de ce spectacle macabre à la recherche d'un éventuel survivant. Certains visages m'étaient familier, d'autres ne me disaient rien, et pourtant l'on fesait tous partis de la même tribu. Je distingue un cadavre qui rumine parmi les autres. C'est celui de Gislet! Son troc a été séparé de son torse. Je m'aproche de lui. Je ne comprend pas ce qu'il me dit. Je m'approche encore plus, et me dit faiblement: "Ecoute... Ecoute-moi bien. Ceci est... ma dernière volonté. Toi qui est encore en vie, fait revivre la tribu... transmet nos traditions... Reconstruis notre splendeur... Je compte sur toi... Tu es notre seule chance...", puis pousse un faible soupir qui le conduis sur le chemin de la paix. J'ai juré à de plusieurs reprises devant son cadavres que je le ferais, c'est ainsi que le second combat de la vallée de Lug se finit. Le plus dur était passé, enfin, c'est ce que je croyais...
Dix années plus tard....
"Après la destruction du village par les vikings, la jeune femme et moi avons trouvé refuge dans une autre tribu, la tribu de Morrigan, ce qui ne fut pas sans mal. En effet, la plupart des villageois étaient hostiles à notre venu, mais après de laborieuses discussions, nous pûmes convaincre le chef du village et le druide de nous aider à nous integrer. Les habitants, au départ suspitieux, finirent par nous compter comme des leurs. Mais un jour, le chef des Morrigan, qui était vieux et faible, fini par succomber sous le poids des âges et son âme à dû rejoindre le Sidh. C'est alors que son héritier pris les rênes du village. Il était le strict opposé de son père: il était brutal et intolérant. Il a retourné toutes les fautes du village sur nous, et finis par nous chasser. Mais nous ne fûmes pas les seuls l'être; le druide et une dizaine de membre de la tribu, qui ont tenté de nous défendre furent aussi chassé. Nous avions donc dû nous exiler. J'ai vu là une bonne occasion de tenir ma promesse à Gislet. Je diriga ma petite troupe à la vallée de Lug, où la nature a entérré les restes du combat. Nous étions peu, mais, nous avions construit nos maisons, nous aidant les uns les autres. C'est alors que, dans l'intimité du petit groupe, ta mère et moi nous marions. Puis nous sommes devenus une petite tribu, où des marchands finirent par s'installer, du fait que la vallée de Lug est le point de passage des voyageurs venant du Sud, qui souvent fesait halte dans cette nouvelle étape. Le village, de plus en plus peuplé, fini par avoir besoin d'un chef, et, malgré mes protestations, ils m'élirent à la tête de la tribu. Notre village finit par avoir de l'influence, surtout grâce à notre philosophie, qui, à l'instar de moultes tribus, nous dictait de recevoir tout fugitif ou voyageur désireux de rester parmi nous. Tu vois, fils, quel a été le labeurs de tes parents pour en arriver là?" racontais-je à mon jeune fils, à peine agé de 8 ans et déjà aussi robuste que son père. Quelqu'un frappe à la porte. C'est le druide. Il me dit qu'un autre voyageur demande asile. Je lui dis de le faire entrer. Il passe doucement la porte. Non ce n'est pas possible! Pas lui! Je le reconnais. Les années ont passés mais son visage est le même. C'est le berserker!
Lui, ici! Cette espèce de barbare sanguinaire qui a exterminé ma famille, ma tribu, ma vie! Ma colère était à son comble, il falait qu'il paye! Tant de morts et de souffrances ont été laissé derrière lui ne peuvent pas rester impunis! Les souvenirs de la bataille, du village en flamme, des cadavres gisants qui étaient mes amis et des dernières paroles de Gislet... Et le voilà, devant moi, seulement vêtu d'habit de mendiant, en train de me demander de l'aide, de me demander asile... Quelle ironie du sort. J'ai eu premièrement une forte envie de le tuer, et me suis jetté sur lui. Je le maintenait sur le sol en le frappant des poings, qui était autant insufflé de vengeance que de tristesse. Il n'a même pas essayé de se défendre. J'ai enfin vu le sang du berserker couler de sa bouche, le sang que nous avions eu tant de mal à faire couler lors du combat. Mais le druide avait averti des villageois pour qu'ils nous séparent.
"Mais enfin qu'est-ce qu'il vous arrive? Vous êtes donc tombé sur la tête pour vous mettre à frapper les nouveaux arrivants comme cela?! Que ce passe-t'il? Et vous, qui êtes-vous pour avoir plongé notre chef dans une telle colère?"
Le berserker, après avoir essuyé ses lèvres de son sang, ne répondit pas à la question et m'adressa directement la parole, dans notre langue, qu'il apparement connaissait parfaitement.
"Je... Je suis venue ici pour vous demander asile. Mon clan fut anéanti, et vous êtes la seule tribu qui a le renom d'accepter les voyageurs ouvertement. Mais... je ne sais pas qui vous êtes, mais je sens votre colère... Vous devez être un survivant des tribus que nous avons anéanti n'est-ce pas? Je comprend donc votre rage et vous demande le pardon. Je suis las de tout ce sang, alors ne réveillons pas nos vieilles querelles."
"Vous avez raison. Trop de sang a été versé pour vous, mais ne croyez pas que mon pardon s'acquièrent si facilement, mon envie de vous tuer et toujours aussi intense, alors filez de mon village, et n'y remetter plus jamais les pieds, et vite, avant que je ne change d'avis. Vous, faites-le sortir du village, et si jamais vous voyez qu'il a le malheur de revenir, n'hésitez pas à le tuer!"
Et le temps passa. Je ne vis plus le berserkers durant bien des lunes. Puis, un jour, quelques hommes du village et moi à leur tête, partîmes en direction de la forêt chercher le gibier qui commencer à se faire rare en plein milieu de l'hiver. La famine s'installait sur le village et, cette fois-ci, il nous falait revenir avec beaucoup de nourriture, les champs étaient à l'agonie et la récolte ne suffisait plus à nourrir tout le monde. Même les plus riches familles ne manger plus à leur faim. Nous ne pouvions même plus chasser à cheval car les chevaux ont directement servis de nourriture. Les hommes avec qui je chasser insistait sans cesse pour que nous chassions du côté Est de la forêt car ils prétendent le côté Ouest être sous l'emprise d'une sorcière aux pouvoirs terribles. Jamais je n'avais entendu histoire pareille, cela ne devait être que superstitions, mais déjà par trois fois que nous chassions au côté Est, et notre butin était bien maigre. Soudain, à l'orée des bois, je vis un daim qui passait par là. Il ne nous avait pas vu. Je previens mes hommes de se taire et de me suivre. Nous nous approchions lentement de l'animal lorsque j'ai par mégarde écrasé un bout de bois qui l'alerta directement. Il nous falait ce daim. Balduur, un solide gaillard de notre village aux réflèxes habiles, a directement lancé sa hache vers le cerf. Ca lui arriva vraiment très près, la chance ne devait pas être avec nous ce jour-là. Nous le poursuivîmes le plus rapidement possible. Il se dirigait vers le côté Ouest, mais je continuais à le poursuivre, mais je me rendis compte que mes hommes ne me suivait plus et restaient au loin. Mais je n'allais tout de même pas abandonner ce daim, qui pourrait faire le repas d'une famille entière pour quelques balivernes lancées dans le village. Je le poursuivis encore. Et encore. Mais mon équipement trop lourd m'épuisa rapidement. Et une racine malencontreusement placé m'a fait chuté durant ma course. Le daim était maintenant trop loin. Impossible de le rattraper. Et, mes habits, tachés de boues, je m'appretais à rejoindre mes hommes.
Déboussolé par la poursuite et ne voyant plus mes hommes j'essayais de retrouver mon chemin. Heuresement toutes ces journées passées en forêts m'avaient au moins appris une chose: la mousse qui poussait sur les arbres indiquait toujours le Nord. Notre village étant au Sud, il me fut facile de retrouver mon chemin, il me suffisait d'aller dans le sens inverse de la mousse. Quelques minutes de marches plus tard, en levant les yeux, je vis, au beau milieu de la forêt, une caverne. Serait-ce donc ça qui fait peur à mes braves gens? Qui pouvait habiter ici? Une sorcière maléfique? Un monstre ressorti de je ne sais quelle dimension infernale? Un repaire de bandit? Le plus prudemment possible, je m'approchais de la caverne. A son entrée je vis quelques branches fraichement récupéré et des os de divers animaux. Un feu est allumé à l'entrée. Près du feu un petit tabouret et une dague. Je prend une branche épaisse et en fait brulé le bout. Elle me servira de torche pour explorer la caverne qui devient vite d'un noir absolu. J'entend comme un coulis. Je tourne ma torche. C'est une rivière, à l'intérieur de la grotte. La personne qui y vit à laisser un seau vide à côté. J'ai l'impression d'avoir affaire à un ermite. Il n'est pas là pour le moment. Peut-être cherche-t'il comme nous de quoi manger dans la forêt. Je vais l'attendre à l'entrée. Si une personne peuple mes bois, le moins que je puisse faire est de savoir qui il est et s'il a besoin de mon aide. Peut-être ne sait-il même pas que notre village se trouve à juste quelques pas de la forêt. |
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Sohtym
Petit Papoteur

Sexe:  Inscrit le: 26 Mai 2007 Messages: 81
Points: 86 Classe : Moine Elément :  Race : Humain Alignement : Bon
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Posté le: Lun Mai 28, 2007 5:13 pm Sujet du message: |
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Ah tiens merci de l'avoir mis ici!
Ca me fais penser qu'il faudrait que je m'y remette un peu d'ailleurs...  _________________ La plus grande erreur que nous ferions avec le Diable, ce serait de ne pas lui accorder le pardon... |
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